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Adapter les interventions pour mieux accompagner les personnes atteintes de troubles schizophréniques en milieu judiciaire
Plus de la moitié des personnes détenues en France ont des antécédents psychiatriques avant leur entrée en détention, une sur 6 a déjà été hospitalisée en psychiatrie. Les troubles psychotiques en détention ont une prévalence 5 à 10 fois plus importante qu’en population générale. Parmi les affections psychiatriques repérés, 7% concerneraient la schizophrénie.
La schizophrénie est une maladie très hétérogène qui peut être définie comme un trouble du traitement et de l’intégration de l’information. Les patient·es peuvent présenter des symptômes de distorsion de la réalité s’exprimant par des idées délirantes et des hallucinations. Elle peut aussi se manifester par une réduction des capacités d’expression, une difficulté à accomplir des actes de la vie quotidienne et un retrait social. Ces derniers symptômes sont généralement plus stables et plus persistants que les autres signes de la maladie. Ils se confondent facilement avec la dépression ou certains effets secondaires des médicaments. Finalement, la maladie peut se révéler par une désorganisation dans la façon de s’exprimer sur les plans verbal et comportemental. Ces différentes manifestations peuvent être présentes simultanément ou non, avec différentes intensités.
Si le risque de violence des personnes présentant un trouble schizophrénique est plus élevé que celui de la population générale, il reste néanmoins faible et est corrélé à l’usage de substances psychoactives (drogues et alcool). Néanmoins, cette population est surreprésentée chez les PPSMJ en raison notamment des carences du système de prise en charge psychiatrique ces personnes qui laissent bon nombre de patient·es avec un accompagnement thérapeutique faible. Les CPIP rencontrent donc régulièrement ces patient·es dans les suivis qu’ils réalisent.
Si le trouble est d’origine neuropsychologique, les études et les agences de santé recommandent d’associer dans l’accompagnement des patient·es les traitements neuroleptiques à diverses approches comportementales et cognitives qui ont montré leur efficacité. En dehors des interventions médicales et psychologiques, les CPIP ont un rôle à jouer pour participer au « rétablissement » des personnes présentant un trouble schizophrénique, notion en plein développement dans l’accompagnement médico-social de cette maladie.
L’équipe pédagogique est animée par Emeric Languérand, Psychologue et Psychothérapeute, Président de l’IPCCÉ depuis 2022.
Spécialiste des thérapies comportementales et cognitives, il intervient auprès de personnes présentant des troubles anxieux, phobiques et de la personnalité. Il est également attaché à la consultation du Service Hospitalo-Universitaire (SHU) de l’Hôpital psychiatrique Sainte-Anne (GHU Psychiatrie & Neurosciences) à Paris où il reçoit des personnes présentant des troubles schizophréniques et où il anime un programme d’Éducation thérapeutique du patient (ETP).
En complément de ses activités de consultation à l’hôpital et en libéral, il enseigne et forme les professionnel·les de santé, du champ social et du milieu pénitentiaire aux Approches et thérapies comportementales et cognitives, à l’Entretien motivationnel et à la Prise en compte des troubles de santé mentale dans l’accompagnement des personnes à l’Université Côte d’Azur (Nice), à l’Université de Paris-Descartes, à l’AFTCC (Association Française de Thérapies Comportementales et Cognitives) et à l’IPCCÉ.
Membre fondateur de l’AFREBT (Association francophone de thérapie comportementale émotive rationnelle), il forme les psychiatres et psychologues à la REBT.
Ancien président et président d’honneur de l’AFDEM, il est formateur et superviseur en Entretien motivationnel et est membre du Motivational Interviewing Network of Trainers (MINT).
Ses ouvrages sont publiés aux éditions Dunod.
Professionnel·les de la relation d’aide dans
dans un souci d’adaptation aux situations spécifiques rencontrées.
Aucune formation avec inscription individuelle n’est dispensée.
L’animation de la formation fait ainsi appel à la découverte de la théorie par l’expérimentation, à la coconstruction des savoirs complétée par des apports théoriques, à des études de cas, à des jeux de rôles et des mises en situation associant des techniques et notions en lien avec les thématiques de la formation.
Cette approche expérientielle de la formation s’attache à permettre la participation de chacun·e des stagiaires dans l’ensemble des exercices afin que l’expérience de formation soit partagée de la même manière par tous les participant·es.
L’animation de la formation s’appuie sur des diapositives présentant les contenus théoriques, les consignes d’exercice et servant au recueil des savoirs coconstruits avec les stagiaires. Un fascicule au format PDF est transmis aux participant·e·s à l’issue de chaque session de formation et comporte une synthèse des diapositives utilisées et les contributions collectives.
En complément du support de la formation, un centre de ressources en ligne dédié à la thématique de la formation est consultable de façon illimitée. Il est régulièrement mis à jour avec en fonction des thèmes :
Résultats 2024 pour la formation Prise en compte des Troubles Schizophréniques dans les interventions auprès des PPSMJ (83 % de réponses aux questionnaires).
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